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’est le 10 octobre 1940 que l’on parle la première fois de la fondation officielle de l’Etat-Libre de la rue Berbisey, crée par des habitants et des résistants du quartier (Grille de fer) qui ne voulaient pas obéir aux ordres de Vichy et désiraient venir en aide aux résistants, aux prisonniers et veuves de guerre (dès mai 1940).
En 1945, l’Etat Libre prend officiellement le nom de « Commune Libre Berbisey et de la Grille de Fer » et, à la libération de Dijon, organise aussitôt les fêtes de bienfaisance au profit des victimes de la guerre.
Le 1er mars 1947, la Commune Libre Berbisey s’organise définitivement et légalement, en même temps que celle de Montmartre, crée une mairie de la Commune Libre dont le siège est fixé au café de « L’Univers » au 47 rue Berbisey, appartement de Madame NIPORTE, une des fondatrice de la Commune Libre Berbisey.
Un Conseil Municipal (20 membres) est élu par les habitants du quartier et ses conseillers élisent :
- un membre, Louis DEMUS,
- deux adjoints, Albert BOLLE et Antoine NIPORTE,
- un secrétaire général, Edmond GUYARD,
- un percepteur et trésorier, Blaise VITTENET,
- un garde-champêtre, Charles THIRION.
La même année, le Conseil Municipal procède à l’élection de trois reines qui, aussitôt, sont reconnues officiellement par la Mairie de DIJON et défilent en tête de tous les défilés dont les fêtes de la vigne.
Dans les statuts officiels de la Commune Libre Berbisey (J.O. du 20 octobre 1947), l’association a pour but de continuer à venir en aide à toutes les victimes de la guerre, aux nécessiteux et aux personnes âgées du quartier, d’encourager et de soutenir les associations sportives de jeunes, d’organiser et animer des festivités gratuites pour les habitants du quartier.
Au cours de cette même année, est créée la « fanfare de la Commune Libre Berbisey » dont le siège est fixé également au café de « L’univers », avec un président, un directeur, un adjoint, un secrétaire, un trésorier et un commissaire aux comptes.
Un hymne « La marche de la Commune Libre Berbisey » a même été composé par le Maire, Louis DEMUS, et chanté par le directeur de la fanfare, Louis GALLAND.
Toujours, en 1947, l Commune Libre est invitée officiellement à Paris pour recevoir, avec celle de Montmartre, le drapeau aux couleurs de la Commune Libre Berbisey portant sur un coté la devise officielle de la Commune Libre, créée par les résistants de l’Etat Libre de 1940 : « SANS CRAINDRE LES LOUPS, L’AGNEAU SE DESALTERE ».
A la même époque, se créent une société de gymnastique et une société de pêche qui organise de nombreux concours.
Chaque année, au printemps, se déroule dans les rues du quartier le grand prix cycliste « Berbisey » organisé par la Commune Libre Berbisey et les commerçants de la rue Berbisey.
Les vainqueurs sont récompensés par le Maire de Dijon, le Chanoine Kir, accompagné des reines de la Commune Libre, et un vin d’honneur suivit d’un grand repas est offert aux habitants du quartier au café de « L’Univers ».
Deux fois par an, le 14 juillet et à Noël, un panier de victuailles est offert aux personnes âgées du quartier.
Le 10 octobre 1965, pour le 25è anniversaire de la Commune Libre Berbisey, la Commune Libre de Montmartre est reçue solennellement par le député-maire de la ville de Dijon, le Chanoine Kir, afin de sceller définitivement et officiellement le jumelage des deux Communes Libres. Au cours de cette cérémonie, la célèbre chanteuse Lucienne BOYER, est nommée « citoyenne d’honneur » et marraine de la Commune Libre Berbisey, comme le sera, d’ailleurs, quelques années plus tard, Michèle MERCIER (célèbre actrice). Epouse du Maire Claude BOURILLOT.
En octobre 1980, Madame Suzanne FRONTINI, le nouveau Maire de la Commune Libre Berbisey (et ancienne secrétaire), fait appel à Jean-François CHERET, président du comité du quartier et de bienfaisance, président fondateur et directeur du « centre de loisirs et d’animation Monge » (CLAM), pour reprendre le poste de secrétaire général et créer un club de loisirs pour les personnes âgées du quartier. Ce club (plus de 50 personnes) est inauguré officiellement le 7 décembre 1980 dans la nouvelle salle municipale Saint-Anne (rue du Chaignot) par le député-maire de Dijon, Robert POUJADE accompagné de Jean-Marc NUDANT, conseiller municipal délégué du quartier.
Le club, animé par Jean-François CHERET est ouvert tous les lundis de 14h à 18h et accueille tous les retraités du quartier qui peuvent jouer, discuter, lire et participer à un goûter. En outre, deux ou trois fois par an, en remplacement des traditionnels paniers des vieux, un grand repas récréatif et dansant animé, par l’orquestre « belle époque » de Jean-François CHERET, est organisé pour tous les retraités du quartier.
En 1988, la Commune Libre Berbisey doit quitter la salle Sainte-Anne, attribuée au nouveau centre de loisirs municipal, pour finir, après plusieurs déménagement, à obtenir des locaux flambant neufs prêtés pas la municipalité au Petit-Citeaux, place Jacques Prévert.
Là, dans un nouveau confort, le club de loisirs détente continue a fonctionner tous les lundis de 14h30 à 18h30.
Un dimanche par mois, un thé dansant avec orchestre est organisé dans la grande salle. De même, deux fois par an, à lieu un grand repas récréatif avec artistes et chanteurs.
La Commune Libre Berbisey à pu fêter ici solennellement son 50è anniversaire (Octobre 1990) et, tout dernièrement (mai 2005), le 65è anniversaire.
De 1980 à 1992, la Commune Libre Berbisey, en collaboration avec les commerçants du quartier à continuer à organiser de nombreuses fêtes dans le quartier Berbisey-Zola, en particulier :
- le bal du 14 juillet,
- grande fête « Berbisey dans la rue » avec spectacle et repas dans la rue pendant deux jours avec musiciens, acrobates, jongleurs, cracheurs de feu, prestidigitateurs (13 et 14 juillet 1981),
- festival de majorettes (5 groupes) en septembre 1982
- grand festival folklorique avec réception et spectacle du célèbre groupe « LASOWIACY » de Stalowa wola en Pologne et le groupe « WISIA ». Jumelage officiel avec la Commune Libre Berbisey.
- Grand prix de la marche de Dijon (1983-1986) avec les marcheurs dijonnais de Paul GUYOT.
En janvier 2005, suite à la démission de Madame Suzanne fRONTINI, décédée un mois plus tard, Jean-François CHERET est élu Maire à l’unanimité avec un Conseil Municipal de 12 membres, un secrétaire général, Jean BELLEVILLE, et une trésorière, Odine COUSTER.
Le dimanche 9 janvier 2005, le nouveau Maire se fait remettre officiellement l’écharpe de Maire (aux couleurs de la Commune Libre) par Colette POPARD, adjointe au Maire de Dijon et conseillère générale du canton, et par Françoise TENENBAUM, adjointe aux Affaires sociales et conseillère régionale.
Au cours de cette cérémonie, à la demande de tous les membres présents, on procède à l’élection d’une reine : Sabrina BORLOT et de sa dauphine, Sonia BORLOT.